Liria signifie « Liberté » en Albanais.

La compagnie a été créée le lendemain de l’indépendance du Kosovo ! Depuis 2008 le Kosovo est « libre ». Selon le dramaturge Polonais Mrozek « la vraie liberté se trouve seulement là où la liberté ordinaire n’existe pas ».

La compagnie Liria met en scène des personnages qui sont constamment confrontés avec la dualité : agir ou ne pas agir, agir ou être empêché. Ces personnages sont oubliés, mis à l’écart, persécutés, marginalisés, mais ils s’accrochent à la vie, ils veulent vivre, ils ont des choses à nous dire. Ce sont des battants et ils continuent de se battre jusqu’à leur dernier souffle. Une dualité en soi, dans nous, avec moi et mon double, ma tête et mon esprit entre mon corps et mes pulsions. Une dualité entre la vie et la mort, le rêve et la réalité, les fantômes et les vivants, la mémoire et l’oubli. Ces personnages errent comme des Zombies poétiques ou des fantômes avec la rage au ventre. Ils sont nos propres fantômes qui nous suivent partout dans la rue, la forêt, la campagne, de jour comme de nuit mais on ne veut pas les voir ni leur parler car notre attention est attirée ailleurs, ailleurs, ailleurs...

 

Le travail de la compagnie Liria est axé principalement sur le texte, le corps et les objets. Elle a principalement travaillé des textes dramatiques contemporains et classiques mais aussi des romans, nouvelles, contes et légendes, poèmes et improvisations. Selon le texte et le projet que la compagnie aborde et elle invente les répétitions spécifiques à chaque création. L’image scénique, la mise en scène se crée à travers le jeu d’acteurs, le corps, la musique, les objets. Tous les objets et accessoires sont récupérés dans la rue ou dans les théâtres conventionnels. Parfois ils sont transformés et parfois ils sont utilisés à l’état brut.

L’idée est de leur donner une seconde chance de vie au même titre qu’à nos personnages : c’est le cœur même de notre projet artistique.